Vieillissement normal versus trouble neurocognitif
De façon générale, il est normal, surtout après la deuxième moitié de la soixantaine, de remarquer de légères difficultés avec notre mémoire, notre attention, notre sens de l’organisation ou toute autre faculté cognitive. Notre corps vieillit et notre cerveau tout autant!
On remarque ainsi qu’environ 40% des personnes âgées de 65 ans et plus vont partager observer une diminution de leurs capacités cognitives au quotidien.
Et évidemment, ces changements ne surviennent pas du jour au lendemain, mais s’établissent plutôt progressivement!
En voici quelques exemples :
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Je ne me rappelle plus de son nom, tsé le chanteur… celui qui est beau!
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Notre rendez-vous chez le médecin, c’est mardi ou mercredi?
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Ouf! Où est-ce que j’ai mis ça? Ça doit bien faire 2 ans que je n’y ai pas touché!
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Attends, peux-tu me répéter ça? Je pense que j’en ai manqué un bout!...
Généralement, on peut considérer que ces observations font partie d’un vieillissement normal, surtout si cela n’affecte pas notre capacité à fonctionner au quotidien et qu’il n’y a pas de signes clairs de problématiques de santé dans nos bilans médicaux.
Les premiers signes
Par contre, si l’on observe quelques-uns ou plusieurs de ces signes précurseurs (soit les premiers signes de la maladie qui apparaissent), il peut y avoir lieu de consulter son médecin ou un(e) professionnel(le) de la santé, pour partager nos observations et faire un bilan de notre état de santé :

Ces symptômes, surtout si plusieurs d’entre eux sont présents à la fois, peuvent être le signe que des changements sont en train de s’opérer au niveau du cerveau, et ce, parfois à très long terme (des décennies).
À la base, notre cerveau est constitué d’environ 100 milliards de neurones : ce sont les cellules qui nous permettent de réfléchir, d’apprendre, de nous rappeler, de réguler notre humeur, d’avoir notre personnalité et même de faire fonctionner notre corps en entier.
Graduellement, de plus en plus de nos neurones peuvent mourir, en raison de blessures (comme une commotion cérébrale), de protéines ou toxines qui s’accumulent à des niveaux qui sont néfastes, ou encore en raison d’un manque de nutriments et/ou d’oxygène au cerveau (par exemple, lors d’un AVC – accident vasculaire cérébral).
Ces neurones qui meurent ne peuvent pas toujours être remplacés (malgré la plasticité neuronale, qui est la capacité du cerveau à se modifier pour demeurer efficace) et dépendamment de la région du cerveau où ils se situent, leur absence créera divers symptômes, au niveau :
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cognitif (oublis, désorganisation, lacunes dans le jugement, difficulté à se repérer dans le temps, dans l’espace et/ou avec les gens, etc.)
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physique (difficulté à se déplacer, manque de coordination ou d’équilibre, posture inhabituelle, rigidité musculaire ou spasmes importants, etc.)
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émotionnel et relationnel (désinhibition, apathie ou manque d’initiative, retrait social, comportements déroutants, etc.)
Au fur et à mesure que l’ensemble des différents lobes (sections) du cerveau seront touchés, et donc plus la maladie deviendra sévère, plus les symptômes commenceront à être notables et variés.
Pour comprendre davantage en quoi consiste la maladie, et ses différentes facettes, nous vous invitons à lire notre onglet sur les stades de la maladie ou à visiter ce site :
Questions courantes au sujet des troubles neurocognitifs | Société Alzheimer du Canada
