Comment obtenir un diagnostic?
Lorsque nous remarquons des changements qui nous inquiètent, en nous-même ou chez un être cher, il est possible d’avoir plusieurs réactions :
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se demander vers qui se tourner pour obtenir de l’information
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être confus(e) à savoir si la personne est réellement malade ou non
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se dire que l’on va attendre de voir si les symptômes vont se résorber avec le temps
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tenter de minimiser ou encore penser qu’il s’agit d’un vieillissement normal
Toutes ces réactions sont normales! Mais rappelez-vous que vous n’avez pas à naviguer ce chemin seul(e) et qu’il est souvent éclairant et aidant de parler à une personne qui s’y connaît!
Les professionnel(le)s de la santé, tout comme notre équipe, sont présent(e)s pour répondre à vos questions, vous fournir de l’information et des repères, vous guider dans les étapes adaptées à votre situation.
Obtenir un diagnostic est parfois une étape simple et claire (par exemple, lorsque la ou le médecin de famille a recueilli suffisamment d’information pour le confirmer), mais dans une grande proportion, il s’agit d’un processus qui nécessitera quelques étapes, qui pourront prendre du temps.
En effet, il faut souvent éliminer plusieurs autres causes possibles qui peuvent expliquer la présence des symptômes (par exemple : anémie, diabète, troubles de la glandes thyroïdes, infections, dépression, etc.) avant de pouvoir conclure à un trouble neurocognitif. C’est pour cette raison que l’on réfère habituellement à ce cheminement comme à un diagnostic d’exclusion.
Voici 5 étapes possibles :
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Évaluation globale des antécédents médicaux : au niveau physique et mental
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Évaluation physique : coordination, tonus et force musculaire, la posture et les réflexes, autres particularités atypiques tels des spasmes, etc.
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Évaluation cognitive et/ou neuropsychologique : plusieurs tests peuvent aider à avoir un portrait des fonctions exécutives et des capacités de communication (ex. MoCA, MMSE, test de l’horloge, etc.) – ils sont généralement administrés par un(e) professionnel(le) de la santé, en clinique.
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Analyses de laboratoire : notamment, un bilan sanguin sera souvent demandé pour vérifier l’ensemble des marqueurs de la santé
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Imagerie cérébrale ou encore une ponction lombaire : dans les cas plus complexes, il peut arriver que l’on ait besoin de tests plus poussés pour identifier la nature de la maladie
Si vous souhaitez faire à la maison un premier test pour ensuite pouvoir en discuter avec votre professionnel(le) de la santé, nous vous suggérons le MoCA XpressO : À propos de XpressO
Créé à Montréal par un neurologue de renommée mondiale, ce test très bref vise à vérifier votre mémoire et vos capacités de réflexion, à tout âge!, pour dépister précocement des difficultés cognitives.
N’hésitez pas à poursuivre vos recherches!
Comment obtenir un test de dépistage de trouble neurocognitif? | Société Alzheimer du Canada
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Médication
Puisque la majorité des médications disponibles sont recommandées pour être débutées en stade léger de la maladie où elles seront plus efficaces, il est d’autant plus important de confirmer la présence d’un diagnostic le plus tôt possible : Maladie d'Alzheimer : repérer les signes plus tôt | FQSA
À l’heure actuelle, les quatre médicaments reconnus efficaces pour ralentir la progression des symptômes sont :
Aricept (Donépézil)
Reminyl (Galantamine)
Exelon (Rivastigmine)
Ebixa (Mémantine)
Les trois premières molécules visent à favoriser l’acétylcholine (une substance créée par les neurones, qui aide les transmissions entre ceux-ci, facilitant ainsi notamment la mémoire et l’apprentissage) pour qu’elle se maintienne à un niveau suffisant.
La quatrième molécule se voit pertinente surtout lorsque l’on atteint le stade modéré de la maladie : elle s’attaque plutôt à réduire le niveau de glutamate dans le cerveau, un autre neurotransmetteur, mais qui cette fois est toxique lorsque sa concentration est trop élevée.
